L’assurance-vie est fréquemment perçue comme un produit d’épargne réservé aux adultes, pourtant il est tout à fait possible d’en souscrire une pour un enfant mineur dès sa naissance. Ce “placement malin”, encore trop rarement envisagé par les parents, constitue pourtant un excellent levier de constitution de capital à long terme.

Un horizon de placement favorable et une fiscalité séduisante

Ce type de contrat présente un atout majeur : le temps. Avec un horizon d’investissement de 10, 18 ans ou plus, les intérêts composés déploient tout leur potentiel. Après huit années de détention, la fiscalité devient particulièrement avantageuse : la taxation sur les plus-values est réduite selon la durée et les montants investis. Tant que les fonds demeurent investis, aucun impôt n’est dû sur les intérêts générés.

Modalités de souscription et droits associés

Le contrat doit être ouvert par les représentants légaux (parents ou tuteur), l’enfant ne pouvant pas souscrire seul. Jusqu’à sa majorité, les parents gèrent les opérations (versements, arbitrages, retraits). L’enfant reste juridiquement propriétaire des fonds, mais ses droits d’action sont limités jusqu’à sa majorité.
Pour protéger le capital, il est possible d’ajouter un pacte adjoint afin de restreindre la disponibilité des fonds jusqu’à un âge déterminé (et au plus tard 25 ans). Une clause d’inaliénabilité peut également limiter les retraits anticipés.

Stratégies de versement et gestion du contrat

Le contrat peut être alimenté de plusieurs façons : versement initial, apports programmés ou ponctuels (cadeaux, anniversaires…). Le choix des supports d’investissement (fonds en euros, unités de compte, gestion pilotée) conditionne le potentiel de performance ; il convient aussi de surveiller les frais (entrée, arbitrage, gestion, etc.). Une révision régulière de la stratégie est recommandée afin d’ajuster la répartition en fonction de l’âge de l’enfant et du contexte de marché.
Ce dispositif, encore trop peu connu, offre la possibilité de bâtir un capital solide pour les futurs projets de l’enfant – études, premier logement, ou démarrage dans la vie active – tout en profitant d’un cadre fiscal avantageux et d’une grande souplesse de gestion.